L’avion est-il plus dangereux que la voiture ?

On entend souvent dire que l’avion est un moyen de transport plus sur que la voiture, mais est-ce vrai?

voyons ce que nous disent les statistiques:

avions de ligne:

0.05 accident mortel et 1.57 morts par 100 millions de milles parcourus.

voiture:

1.32 accidents mortel et 1.47 morts par 100 millions de milles parcourus.

On constate donc que le nombre de morts au km est à peu près identique.

Donc pour allé d’un point A à un point B, le risque semble être à peu près le même que l’on prenne la voiture ou l’avion, en fait si on prend le point de vue d’un passager lambda on a plutôt:

pour l’avion de ligne: 1 accidant mortel (qui tue le passager lambda) pour 2000 millions de milles (en supposant qu’il n’y a aucune chance de s’en sortir vivant).

pour la voiture : 1 accident mortel (qui tue le passager lambda) pour 120 millions de milles (en tenant compte qu’il y a en moyenne 1.6 passager par voiture et 1.11 mort par accident mortel).

donc pour un utilisateur lambda et pour aller d’un point A à un point B l’avion est en moyenne 17 fois plus sur que la voiture… même si globalement il tue autant au km (l’avion transporte 17 fois plus de passager).

Mais la question qu’on se pose concrètement au moment de monter dans un véhicule fait référence à la probabilité de se tuer en fonction du véhicule utilisé (indépendamment de la distance à parcourir). Pour répondre à cette question il faut évaluer la distance moyenne parcourue à chaque utilisation de l’avion ou de la voiture.

La distance moyenne parcourue par un avion de ligne est de l’ordre de 3000km (6500 pour les long courrier, 500km pour les court).

la distance moyenne parcourue par une voiture entre le démarrage et la coupure de contacte est de l’ordre de 20 km.

On arrive ainsi à la probabilité suivante :

pour l’avion de ligne : 1 accident mortel tous les 1 000 000 utilisations (en supposant qu’il n’y a aucune chance de s’en sortir vivant).

pour la voiture : 1 accident mortel tous les 10 000 000 utilisations (en tenant compte qu’il y a en moyenne 1.6 passager par voiture et 1.11 mort par accident mortel).

Ainsi pour un utilisateur lambda prendre un avion de ligne est environs et en moyenne 10 fois plus dangereux que prendre la voiture (indépendamment de la distance parcourue).

Dès lors il n’est pas si irrationnel que cela d’avoir plus peur en avion qu’en voiture.

Ceci dit il est claire que nous prenons beaucoup plus souvent la voiture que l’avion ( la voiture tue 1 millions de personne par an dans le monde contre moins de 1000 pour l’avion) c’est pourquoi on a beaucoup plus de chance de mourir d’un accident de voiture durant notre vie (1 sur 100 !) que de mourir dans un accident d’avion de ligne (1 sur 100 000 en moyenne).

Bon alors finalement qui est le plus dangereux?

Le problème qu’il y a lorsque l’on compare la voiture et l’avion c’est que leur dangerosité est de nature différente, pour l’avion le risque principal est au moments du décollage ou de l’atterrissage, autrement dit c’est le nombre d’utilisation qui augmente la probabilité de ce tuer en avion, alors que pour la voiture c’est essentiellement le kilométrage qui augmente la probabilité de ce tuer en voiture.

donc pour aller d’un point A à un point B distant de x km on a aproximativement:

1 chance sur 1 000 000 de ce tuer en avion

x chances sur 200 000 000 de ce tuer en voiture

Autrement dit prendre l’avion est plus sur si la distance à parcourir est supérieur à 200 km ce qui correspond à peu près à la distance minimal des lignes aériennes internes. Une autre façon de voire la chose serait de dire que prendre l’avion est aussi (peu) risqué que de faire 200 km en voiture ( 100 km si c’est une route national tout le long et 400 km si c’est l’autoroute tout le long, voir Rq 2).

Donc globalement pour ce déplacer à longue distance et pour un utilisateur lambda, l’avion est un peu plus sur que la voiture, mais comme on l’a vu précédemment si on ne considère que l’acte « je prend un moyen de transport », l’acte « je prend la voiture » est en moyenne 18 fois moins dangereux que l’acte  » je prend un avion de ligne », indépendamment de la distance que je vais parcourir (parce que la distance moyenne parcourus en voiture est petite).

Par contre même si l’avion tue autant au km que la voiture elle transporte aussi environs 20 fois plus de monde, c’est à dire que si le but est de transporter le plus de monde saint et sauf d’un point A à un Point B alors l’avion est 20 fois plus sur que la voiture, c’est ce dernier point qui est mis en avant par les compagnie aérienne.

Résumer:

– Le moyen de transporter qui permet globalement de transporter le plus de monde en faisant le minimum de victime est l’avion, l’avion est de ce point de vue 20 fois meilleur que la voiture (même si il tue autant  au km que la voiture).

– Pour un utilisateur lambda qui veut aller d’un point A à un point B, la probabilité qu’il a de ce tuer en avion est inférieur à la probabilité de ce tuer en voiture au delà d’une distance de 400km (sur autoroute). Cette probabilité décroit relativement en D/400 ou D est la distance parcouru, ainsi pour faire Paris-Madrid (1300 km), le passager à 3 fois plus de chance de ce tuer en voiture qu’en avion, par contre pour faire Paris-Londre l’avion et la voiture lui donne à peu près la même chance de ce tuer.

– Si on considère le nombre d’accidents mortel par utilisation d’un moyen de locomotion (quelle que soit la distance parcourue), l’avion deviens 18 fois plus dangereux que la voiture (parce que la distance moyenne d’un trajet de voiture n’est que de 20km).

En résumer : « L’avion est le moyen de transport de plus sûr, c’est aussi le plus sûr moyen de se tuer »

Rq 1 : je ne parle ici que des avions de ligne, si on inclus les petits avions de tourisme le risque est encore 10 fois supérieur, ce qui les rendent clairement plus dangereux que la voiture.

Rq 2: l’autoroute est 4 x moins dangereuse que la route nationale (et elle représente 28% du trafique). J’ai supposé par ailleurs que les chiffres utilisés ici concernant les accidents de voitures ne tiennent pas compte des morts piétons (cela semble être le cas si on compare avec les chiffres français, voir lien 4).

quelques références :

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26 Réponses to “L’avion est-il plus dangereux que la voiture ?”

  1. Sid Says:

    non je ne suis d’accord cette théorie, au contraire le moyen le plus sure et bien l’avion, je prend pratiquement tous les jours l’avion jamais eu de soucis grave, je touche du bois 🙂

  2. Pikereplik Says:

    Jolie démonstration pour expliquer que le critère est déterminant pour faire son opinion.
    Dani

  3. vinz Says:

    belle rigueur scientifique mais par pitié arrêtez les fautes d’orthographe (é pour er et vive versa)

  4. holistique Says:

    Désolé pour les fautes mais étant dyslexique il m’est impossible de les corriger toute sans y consacrer un temps déraisonnable, je peux en corriger 90% en me relisant plusieurs fois mais il en restera toujours 10% car elles ne me sautes absolument pas aux yeux.

    Bref c’est à prendre ou à laisser, disons que ce n’est acceptable que si la pertinence du contenu dépasse le désagrément de la lecture.

  5. Hadrien Says:

    il manque deux autres chiffre à ces comparaisons:

    – combien de morts pour combien d’utilisateurs (on ne compte les utilisateurs qu’une fois même s’ils prennet 30 fois l’vion et 1000 fois leur voiture dans l’année)

    – combien de morts de millions de passagers/voyages ((un passager voyage est quelqu’un qui fait un trajet, s’il fait 10 trajets, il doit être compté 10 fois).

    Pour les fautes, je suggère que ceux que ça insuporte se fassent un copié collé, le corrigent et te le revoie pour que tu le remplaces en ajoutant un mot e remerciement à leur égard.

  6. jojo braconnier Says:

    en résumé , je n’ai toujours pas compris s’il vaut mieux prendre l’avion que la voiture , ou la voiture que l’avion ; de toute façon , pour aller en thailande , je n’ai vraiment pas le choix ; d’autre part , d’un point de vue orthographique , je ne sais toujours pas s’ il est plus dangereux de lire votre texte , ou bien de prendre l’un de ces deux moyens de transport à pile ou face , sans se préoccuper des statistiques…..lol…je plaisante , votre texte est interessant meme si je n’ai pas bien assimilé car je souffre de dys- coordination cérébrale , et dans tous les cas , c’est comme pour celui qui gagne au loto … foin des stats !! , quand ça arrive , c’est 100% pour notre pomme…huh!!

  7. Astrackt Says:

    malheureusement, ce n’est pas le cas.

  8. Ilan Says:

    Je pense qu’il est intéressant de comparer le risque d’une heure de trajet en voiture et en avion. On a plus facilement le temps de gamberger sur un transatlantique de 10 heures que sur un Paris – Lyon.

    Si l’avion est 17 fois plus sur pour un trajet donné (votre calcul), étant donné qu’il vole de l’ordre de 17 fois plus vite que ne roule une voiture (à la louche), le risque à l’heure de vol ou l’heure de voiture semble être similaire…

  9. snubb Says:

    juste pour étayer les propos e nôtre amis que préférez vous:
    20000 heures de voitures, de train? de bateau? ou d’avion?
    Merci a l’auteur.

  10. Graphisto Says:

    Bravo, et bonne réponse pour le match entre le contenu et l’orthographe : la langue de bois est bien écrite, correctement, très souvent, que nous apprend-elle ? Merci pour votre article.

  11. Dom Says:

    La comparaison ne convient pas car dans un avion, le pilote est un pro, et dans la plupart des voitures, le pilote est un particulier. D’ailleurs, dans les accidents mortels en voiture, vous avez ceux qui picolent, ceux qui s’endorment, etc…
    On n’a jamais entendu parler d’un pilote qui rentrait de boîte, ni d’un pilote qui s’est endormi. Pour comparer, il faut donc considérer, par exemple les trajets « payants ».
    Comparons alors un trajet en avion et un trajet en Taxi.

    Bref… la réflexion n’est pas encore aboutie pour l’étude des statistiques.

    Dom

    P.S.: le jour où tout le monde pourra voler comme conduire, j’vous raconte pas les stats morbides !!!!

  12. guitounet Says:

    La comparaison n’a d’intérêt que si l’on a le choix entre l’avion ou la voiture. Donc on ne l’utilisera ni pour la Thaïlande ni pour le trajet pour se rendre à son travail. En revanche pour un Lille- Bordeaux ou un Paris-Nice c’est pertinent : dans lequel moyen de transport j’ai le plus de chance de survivre ?

  13. Pierre Says:

    Merci pour cette analyse! ça me rappel les cours de stats de l’ESC… 🙂 Pour l’orthographe c’est pardonné car l’importance et dans le contenu !

  14. Bernard Branly Says:

    Bonjour,

    Assez d’accord avec une remarque précédente, Pourquoi ramener une probabilité de risques à la distance et non pas au temps moyen passé dans un quelconque moyen de locomotion.
    Si je compare les deux approches suivantes :
    1. Par la distance, la probabilité ressemble à la formule Nbr de morts/Nbr usagés x distance parcourue ou encore en introduisant la vitesse moyenne de déplacement et le temps : Nb de morts/Nbr usagés x vitesse x Temps moyen
    2. Autre approche par le temps, la probabilité devient la suivante Nbr de morts/Nbr d’usagés x Temps moyen

    La comparaison des deux formules montrent pour la première que plus la vitesse moyenne est importante cf celle de l’avion plus la probabilité sera faible alors que dans la seconde formule je ne suis pas sur que l’avion soit encore le leader de la sécurité.

    De manière plus intuitive, il est clair que si je n’emprunte pas un moyen de transport le risque afférent est nul, moins je passe de temps dans un moyen de transport plus le risque est faible, si je compare le trajet de 3000km à travers l’Europe, l’avion me rendra à destination en quelques heures, la voiture en plusieurs dizaines d’heures, le temps d’exposition en voiture sera 10 fois plus grand alors pourquoi ne pas ramener la probabilité à un rapport de 10. Je serais curieux de connaitre le résulatt des statistiques selon cette approche.
    Quen pensez-vous, est-ce une approche loufoque ?

  15. Alain O Says:

    Bravo pour l’article !

    Je voudrais renforcer la position de la voiture en débiaisant les accidents de voiture.

    1/ La sécurité sur autoroute
    Taux de tués en 2006 sur autoroutes extra-urbaines: 0.25 pour 100 millions de véhicules x kilomètres parcourus
    On multiplie donc les 200km moyens calculés dans l’article par (1.47/1.609)/0.25 = 3.6 (conversion miles – km ) ce qui donne 730 km (bien meilleur que le 400 km de l’article)

    2/ Les facteurs des accidents mortels
    2.1/ Non port de la ceinture de sécurité: 1 tué sur 3
    Ainsi en admettant que si la personne avait mis sa ceinture, elle aurait survécu (ce qui est raisonnable étant donné le nombre important d’accidents non mortels sur autoroutes qui le deviendraient sans ceinture)
    on divise le nombre de tués par 1.5

    2.2/ Nombre de véhicules impliqués
    données: « 50,3 % des accidents mortels comptaient un seul véhicule, 33,9 % deux et 15,8 % trois et plus »

    2.2.1/ Si on estime que le danger vient uniquement des autres:
    on s’affranchit des 50.3% d’accident à un seul véhicule, donc on divise le taux de tués par 2

    2.2.2/ Si on estime qu’on peut éviter une voiture
    On se contente des 15.8% d’accidents inévitables et on divise le taux de tués par 6.

    Conclusion:
    Avec la ceinture sur autoroute extra-urbaine (Paris-Madrid), si on estime que le danger vient des autres usagers de la route, prendre l’avion est plus sûr si on parcourt une distance supérieure à: 730 * 1.5 * 2 = 2190 km (on peut aller à Madrid), et si on estime qu’on peut éviter un accident avec un seul autre véhicule, on passe à 730 * 1.5 * 6 = 6570 km (!)

    Liens vers les données stat:
    http://www.securiteroutiere.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/1-Autoroutes_cle7d1f9f.pdf

  16. Le Dû Pierre Says:

    Bonjour,

    Votre article m’intéresse et je souhaiterais savoir quelles sont vos sources notamment concernant la distance moyenne parcourue par un avion. Ayant fait de nombreuses recherches je n’ai toujours pas trouvé la réponse. Par avance, merci

  17. phat Says:

    Je trouve le propos de dom très pertinent!
    En effet si l’on considère que la grande majorité des accidents de la route sont dut à une grosses erreurs du conducteurs (alcoolémie, drogues, vitesse trop élevé etc…)qu’on peut assimiler à une conduite d' »amateur » alors que sur un avion de ligne le pilote est un professionnel donc forcément bcp moins assujetti à ce type de grosses erreurs.
    Alors en tant que conducteur de voiture expérimenté et avisé j’ai 17 fois (à la louche) moins de chance d’être concerné par un accident de voiture mortel que l’indique les statistique, ce qui conduit (c’est le cas de le dire) à une certaine équivalence dans le risque entre avion et voiture.
    Pour résumer, si vous êtes un BON conducteur (avec tout ce que cela implique) alors votre risque de mourir en avion ou en voiture est grosso modo le même!

  18. Gregory D Says:

    Si quelqu’un veut faire le calcul je serais intéressé de savoir à combien reviennent les chiffres en enlevant les accidents dus à l’alcool, la drogue, le non-port de la ceinture et les excès de vitesse…

    Article intéressant en tout cas !

  19. kassaiev Says:

    La remarque de Alain en faveur de la voiture est intéressante, mais pour être totalement objectif, là où on peut choisir son conducteur en voiture, on peut choisir sa compagnie aérienne en avion. Par exemple, on sait que beaucoup de catastrophe aériennes ont lieu en Afrique, beaucoup moins en Amérique.

  20. Alain O. Says:

    @kassaiev : A propos du choix de la compagnie aérienne.
    Plus généralement, on pourrait aussi essayer des débiaiser les statistiques des crashs d’avion selon d’autres critères :
    1/ point de vue technique aéronautique
    type d’appareil, âge de l’appareil, qualité de l’entretien
    (ici on peut se dire que les appareils mal conçus, vieux et mal entretenus ont une probabilité de crash plus forte)
    2/ point de vue pilote
    nationalité de la compagnie, nom de la compagnie
    (ici on peut se dire que des certains pays ou certaines compagnies forment mieux leurs pilotes ou possèdent des protocoles de sécurité meilleurs, pouvant donc diminuer la proba de crash)
    3/ point de vue type de liaison
    situation géographique de l’aéroport, type de paysage survolés
    (Ici on peut se dire que la phase d’approche pour un aéroport situé au milieu de montagnes, avec des vents forts réguliers et une mauvaise visibilité peut augmenter le risque de crash. De même si l’avion peut facilement atterrir durant le trajet (présence d’autres aéroports ou d’un joli court d’eau voisin) cela devrait réduire significativement la probabilité de crash.

    Tout ceci semble joli et assez rigoureux, néanmoins ces arguments ne peuvent pas réellement s’appliquer au transport aérien [d’un point de vue individuel * en annexe] pour deux raisons:
    – les crashs d’avion sont des événements rares, cela signifie qu’on ne peut pas rigoureusement débiaiser des statistiques, avec des échantillons aussi petit [exemple le crash du concorde en annexe]
    – les crashs d’avion proviennent toujours d’une conjonction de facteurs et non d’un seul facteur. La probabilité que tous ces facteurs arrivent en même temps devrait être quasiment nulle (il n’y a pas d’accident) mais l’existence de crash prouvent bien le contraire : à certains moments, l’existence d’une situation de crise conduit les intervenants à prendre des décisions différentes qui augmentent au fur à mesure de la crise la probabilité de crash. [exemple le crash de Tenerife en annexe]

    point de vue individuel : je différencie le point de vue individuel du point de vue global, qui serait celui d’une compagnie d’assurance sur le transport aérien. Ce qui intéresse l’individu c’est : sachant que je veux aller d’un point A à un point B, quel moyen est le plus sûr. Pour la compagnie d’assurance, c’est différent : quelle prime d’assurance dois-je faire payer à telle compagnie aérienne, sachant qu’elle fait voler tant d’avion par an, avec telle probabilité de crash en historique et donc telle probabilité de crash anticipée.

    Crash du concorde: après le seul et unique crash du concorde, l’avion est passé du premier rang de sécurité (aucun mort) à un taux de 12.5 par millions de vol (http://fr.wikipedia.org/wiki/Statistiques_d'accidents_d'avion) qui est très loin d’un 747 à 1.62.
    C’est le problème des événements rares, ou black swan : quelle est la probabilité de rencontrer un cygne noir -> je ne compte que des cygnes blancs, la probabilité est donc sûrement nulle, et pourtant…

    Crash de Tenerife : comment imaginer que deux avions relativement sûrs (747), de deux compagnies reconnues (KLM et PanAm) pourraient être amenés à se télescoper sur la piste d’un aéroport?
    Ici chaque élément amenant au crash possède a priori une probabilité très faible, donc la probabilité de crash devrait être le produit de ces probabilités très faibles donc devrait être encore plus faible.
    L’expérience montre qu’une fois qu’un élément s’active (les avions sont déroutés), les autres éléments se succèdent facilement de manière assez dépendante :
    – le déroutage de l’avion entraîne un stress chez le commandant de bord qui décide de refaire le plein, de décoller etc..
    – le fait de dérouter les avions sur un petit aéroport sans radar au sol avec un personnel parlant mal anglais augmente la proba de crash et diminue la probabilité de survie par manque d’accès au secours etc…

  21. tracto Says:

    pourquoi tenir compte de:

    « en tenant compte qu’il y a en moyenne 1.6 passager par voiture »

    et ne pas tenir compte qu’il y a plus de 100 passager par avion?

  22. tracto Says:

    on peux faire dire ce que l’on veux a des chiffres:

    Selon les chiffres provisoires de la sécurité routière en france, 3 970 personnes ont été tuées sur les routes en 2011, contre 3992 en 2010.

    et 0 en avion de ligne…

  23. Nicolas Says:

    En fait, la voiture est le moyen de transport le plus sûr, et de loin, si l’on prend en compte, non pas la distance parcourue, mais le temps passé.
    (ce qui rejoint la remarque de Bernard Branly)

  24. fitz Says:

    La remarque de Grégory D est la plus intéressante, car autant en avion, quand il se crash, on ne peut rien y faire, autant en voiture, on peut diminuer les risques (et drastiquement) en simplement : ne conduisant pas en état d’ébriété (majorité des causes d’accidents), en n’ayant pas pris d’autre drogue vous mettant dans un état second, en prenant plutôt les autoroutes (pour des trajets plus long) que les nationales, en ayant une voiture récente avec de bon résultat au crash tests, etc …
    En fait il faudrait calculer les morts qui sont morts dans leur voiture sans que ce ne soit aucunement leur faute et qu’ils n’aient rien pu faire pour l’éviter (genre percutés par un camion dont le chauffeur ivre et somnolant à perdu le contrôle) avec les morts en avion, et là on aurait une comparaison valable !

  25. savey Says:

    Bonsoir,moi en ce qui me concerne,je suis plus rassurée à faire 9h d’avion que 9h de voiture.En voiture y a beaucoup plus de chance d’avoir un accident,qu’en avion !! Tous les jours vous avez des milliers d’accidents de la route dans le monde,et non en Avion.L’avion reste le mmoyen de transport le plus sûr,sans aucun doute.

  26. sirvin Says:

    Bonjour,

    Imaginez un super avion qui amène l’humanité à l’autre bout de l’univers, fait escale et en revenant se crashe.

    Le journaliste le soir au fénestron pourra dire :
    – il n’y jamais eu dans le monde un moyen de transport qui a fait voyager autant de monde sur une aussi longue distance ( et entre parantèse, peu importe le temps qu’il met pour ceux qui veulent introduire la métrique inadaptée du temps passé dans le moyen de transport choisi dans notre problématique),
    – et ….. qu’il n’y a jamais eu un moyen de transport aussi dangereux puisqu’il s’est planté une fois sur seulement deux voyage.

    Quand on met le pied dans une voiture ou un avion : une seule question : Est-ce que j’ai une chance d’arriver indépendemment du temps passé ou des kilo parcouru.

    La démonstration magistrale de notre collègue répond à la question même si la remarque du 11 fév 2012 à 10 h 10 est pertinante.

    Quant à l’orto, si on n’avait pas évolué, on parlerait encore le vieux françois ou le grognement des caverne. Heureux petit espagnol qui écrit toro. La France est à l’image de son orto, inutilo compliqué.
    Pourquoi accorder ci-dessus voyage à deux puisqu’on sait déjà qu’il y en a deux ?

    Bs.

    mic

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