Archive for octobre 2008

Mortalité masculine vs mortalité feminine

octobre 31, 2008

L’espérance de vie des femmes est toujours supérieur à l’espérance de vie des hommes (en France elle est de 77 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes), d’où viens cette différence importante?

Il y a plusieurs raisons possibles:

  • des raisons biologiques
  • des raisons liées au comportement à risque physique (volontaire ou imposé)
  • des raisons liées à l’hygiène de vie

Pour illustrer le propos prenons la courbe de mortalité des hommes et des femmes en fonction de leur age (moyenne de 1987 à 1997 en France) :

Si nous faisons le rapport des deux mortalités (féminine/masculine) nous obtenons la courbe suivante qui illustre de combien de fois les femmes sont « moins mortel » que les hommes:

(il y a une erreur sur l’ordonnée, il faut lire ‘mortalité masculine/mortalité féminine’ et non l’inverse)

La première chose que l’on peut constater c’est que dès la naissance les hommes sont plus mortels que les femmes (environs 1.3 x plus), les bébés hommes font pourtant en moyenne 100g de plus que les bébés femmes. Est-ce la part biologique ? (25% ?)

L’écart ce creuse à partir de la puberté avec un pic vers 21 ans et un rapport de 3.3 ! Est-ce la part lié au comportement à risque physique ? (45%  ?).

il y a un second pique autours de 65 ans. Est-ce la part liée à une mauvaise hygiène de vie ? (alcool, cigarettes, nourriture grasse, et le manque de soin préventif)  (30% ?)

Pour tenter d’y voir plus claire regardons se qu’il en était au début du siècle:

(il y a une erreur sur l’ordonnée, il faut lire ‘mortalité masculine/mortalité féminine’ et non l’inverse)

à cette époque l’écart était plus faible (1.45 maximum) et la mortalité féminine était supérieur à celle de l’homme pour la tranche d’age 5-19 ans.

Il est possible qu’aujourd’hui les progrès de la médecine profite plus aux femme qu’aux hommes, notamment pour limiter la mortalité maternel lors l’accouchement (sans toutefois avoir d’effet sur le rapport de mortalité des bébés hommes et femme à la naissance).

A cette époque les hommes travaillaient plus que les femmes, ils étaient donc plus susceptible d’être exposés à des danger mortels. Pourtant l’écart était plus faible, cela suggère t-il que le comportement à risque n’est pas un facteur déterminant? pas forcément car à cette époque les femmes accouchaient plus souvent (entre 15 et 40 ans) la forte mortalité à l’accouchement neutralisait probablement le pic du comportement à risque des hommes. De plus les femmes qui se retrouvait seules au delà de 40 ans avaient moins de chance de s’en sortir que les hommes (inégalité sociale), ce qui devait atténuer le second pique lié à la mauvaise hygiène de vie.

Il est donc difficile de comprendre les causes précises de ces écarts surtout sans connaitre le détail des causes du décès. La question restera donc ouverte. A vue de nez je dirais quand même qu’en gros nous avons 25% de biologie, 45% de comportement physique à risque et 30% de mauvaise hygiène de vie (alcool, cigarette, nourriture grasse, défaut de soin et de prévention).

Quelques remarques supplémentaires concernant la courbe de mortalité mixte :

La mortalité à la naissance reste importante même aujourd’hui (6 cas sur 1000 naissances): la probabilité de mourir à la naissance ou avant sa première année (60% d’entre eux meurent avant 7 J, 45% à la naissance même, 30% sont des prématurés) est équivalente à celle de mourir dans l’année de ces 60 ans.

Il existe une période « d’invulnérabilité » qui se situe autours de l’age de 10 ans où la probabilité de mourir dans l’année est minimal (1 chance sur 5000).

Il y a une sorte de mur de l’adolescence, une période autours de 15 à 20 ans où le risque de mourir dans l’année augmente brutalement d’un facteur 4 (comportement à risque).

il existe un « palier de tranquillité » entre 20 et 30 ans où la probabilité de mourir dans l’année est stable.

Au delà de 30 ans la probabilité de mourir dans l’année augmente de façon exponentiel vers la valeur fatidique de 1.

ref:

statistiques

opinion d’un spécialiste

Pourrais-je avoir respiré une des molécules d’air du dernier soupir de Léonard de Vinci ?

octobre 22, 2008

Cette question, dont la réponse est affirmative, permet de ce rendre compte à quel point les atomes sont petits et nombreux. Le dernier soupir de Léonard de Vinci à expirer pas moins de 10^22 molécules. Toutes ces molécules vont se mélanger rapidement dans l’atmosphère, si l’air était parfaitement immobile il faudrait des milliards d’années pour que les molécules se mélanges complètement par simple choques, mais les masses d’air sont animées de mouvements chaotiques résultant de la convection thermique, ce mouvement est très efficace pour mélanger les molécules d’air, si bien qu’en quelques mois seulement deux molécules qui se trouvaient cote à cote peuvent terminer aux antipodes l’une de l’autre. La diffusion uniforme des éléments radioactifs des essais nucléaires partout sur la planète prouvent bien ce fait.

Le nombre de molécules de l’atmosphère étant de l’ordre de 10^44 nous trouvons qu’une molécule sur 10^22  (10^22/10^44) appartenait au dernier souffle de Léonard. Sachant que nous aspirons environs 10^22 molécules à chaque respiration nous en déduisons qu’au moins une molécule du dernier souffle de Léonard est ainsi aspirée à chacune de nos respirations !

Bien sur nous respirons également des molécules du dernier souffle de Mozart, d’Einstein ou même d’Hitler…En fait nous respirons des molécules qui ont transités dans les poumons ou dans les corps de tous les êtres vivant ayant vécu sur terre.

Notre calcul ne concernait que le dernier souffle d’un homme, mais si on considère tous les atomes qui transitent dans un corps humains au cours de sa vie, le nombre de molécules en jeux est bien plus important.

Un corps humain recycle toute sa matière tout les trois ans environs, c’est-à-dire qu’aujourd’hui votre corps ne contiens plus du tout les même atomes qu’il y a trois ans (ce qui montre que pour la vie, l’information prime sur la matière). Ainsi c’est près de deux tonnes de matière qui transite profondément dans la structure même du corps humain au cours d’une vie. Si on tient compte de la matière qui transite plus superficiellement comme l’air, l’eau et la nourriture, la masse qui transite au cours d’une vie est alors de 810 tonnes (dont 750 tonnes d’air), ce qui représente environs 10^31 atomes.

Ainsi c’est près d’un milliard de milliards d’atomes (10^31/10^44 *10^31) ayant appartenu un temps à Léonard de Vinci (ou à n’importe quel être vivants ayant vécue sur terre) qui transit ainsi dans nos corps durant notre vie…

En somme on peut dire qu’à chaque respiration, à chaque gorgé d’eau ou à chaque bouché de nourriture, nous avalons le monde entier…