Posts Tagged ‘physiologie’

Du rêve au prix Nobel

septembre 25, 2009

Otto Loewi était un médecin allemand devenu plus tard pharmacologiste. Une nuit (1921), il se réveilla brusquement, la tête encore habité par le souvenir vague d’un rêve extraordinairement créatif. Il venait d’avoir en rêve une idée d’expérience à la fois simple et fondamental pour la médecine. Il griffonna nerveusement quelques notes sur un papier qui trainait sur sa table de nuit puis s’endormit. Le lendemain matin il ne parvint pas à se souvenir du protocole de l’expérience et il lui fut malheureusement impossible de décrypter ces propre notes. Par chance la nuit suivante il refit le même rêve et se réveilla de nouveau en pleine nuit. Pour ne pas reproduire la mésaventure de la veille  Otto décida cette fois-ci de faire l’expérience sur le champ.

L’expérience visait à démontrer la nature chimique du processus qui régule le rythme cardiaque.

Otto utilisa deux cœurs de grenouille plongés dans une solution saline commune (dans lequel ils continuent de battre normalement). En suite il stimule le nerf vague d’un des deux cœurs ce qui, comme prévus, à pour effet de ralentir son rythme. Il observe alors le second cœur qui n’est relier à rien d’autre que le milieu salin dans lequel il est plongé et constate qu’à son tours son rythme cardiaque ralentie. Seul un élément chimique produit par le premier cœur pouvait être responsable de ce phénomène.

Ainsi Otto prouva, de la manière la plus simple qui soit, que la stimulation du nerf vague du cœur entraine la production d’un élément chimique qui est la cause directe du ralentissement du cœur. Il identifia plus tard cet éléments ainsi que d’autres appartenant à cette nouvelle famille d’élément chimique biologique que sont les  neurotransmetteur.

Cette découverte lui valut le prix Nobel de physiologie en 1938.

Ce qui me plait dans cette expérience, en dehors du fait qu’elle vienne d’un rêve, c’est l’utilisation de la symétrie dans le raisonnement. Au lieu de rechercher, comme c’est souvent le cas, quelque chose d’absolu, il suffis de relativiser les choses en utilisant la symétrie, en l’occurrence deux cœurs, ce qui permet de faire ressortir de manière flagrante se qui nous intéresses sans s’encombré de tous le reste. Un coeur est utilisé comme éméteur l’autre comme recepteur, c’est à dire comme instrument de mesure.

sources:

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La perception du temps

février 27, 2008

Pourquoi le temps parait s’écouler plus vite au fur et à mesure que nous vieillissons ?

Je vais me risquer à deux explications possibles:

La première explication viendrait du lien qui existe entre le temps et l’information. Supposons que l’unité de temps apparent correspond au temps qui s’écoule entre deux informations nouvelles. Si ont admet qu’en vieillissant le flux de nouvelles informations fondamentales diminue, alors il est normal que le temps nous semble en accélération.

La seconde explication serait que notre esprit ce réfère à une unité de temps variable qui correspondrait tout simplement à notre âge. Dans ces conditions il nous semble qu’il c’est écoulé autant de temps entre notre 1er et 2eme années qu’entre notre quinzième et trentième année. Notre perception du temps est alors logarithmique. Une telle perception est d’ailleurs assez cohérent avec la loi de perception générale à tout nos sens, il est et effet bien connu que « la sensation est proportionnel au logarithme de l’excitation ».

Perception du temps en fonction de l’échelle :

Un petit animal ne vie pas dans la même échelle de temps qu’un plus grand. Il y a deux raisons à cela : d’une part sa faible inertie lui permet une rapidité de mouvement plus grande ce qui demande une conscience plus rapide, d’autre part son cerveau et son système nerveux est plus petit ce qui fait que le temps caractéristique de sa conscience (qui dépend du temps que met le signal nerveux pour faire l’aller retour du cerveau) vas diminuer au même temps que sa taille. Les deux phénomènes suivent heureusement à peu près la même loi.

existe-t-il une sorte de « metaconscience » à basse fréquence?

Je me suis souvent demandé si une conscience de basse fréquence pouvait cohabiter avec notre conscience normale. Si il existe une limite à la conscience de haute fréquence il n’y en à pas à priori vers les basses échelles de temps. On pourrait alors imaginer que cette conscience serait charger de gérer notre vie du long terme en suggèrent à notre conscience normal certaines décisions que l’on qualifierait d’intuitive.